« Et si jamais ton cœur venait à pleurer, laisse la vie y couler ... Sache que dans tes yeux ainsi éclaircis, l'on verra ton âme qui sourit! » ~ Jyotananda

NOTE d'ambiance : à chaque page, un accompagnaimant musical se propose pour vous inciter à un rythme de lecture, à écouter les vibrations entre les mots, à goûter en même temps le dedans, l'enveloppant, l'inspirant ... « notre » moment d'intimité. Ici, ton âme n'est jamais seule!

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mercredi 17 mai 2017

SI UN JOUR TU T'AVENTURES

Si un jour tu t’aventures 
à l’intérieur de toi
sache que résonnera 
une musique unique
que chacun de tes pas
petit ou grand te libèrera

Si un jour tu t’aventures
au cœur de ta vie
pars en silence
parce que le chemin
de mille façons te parlera

Si un jour tu t’aventures
ne sème que l’amour
tout au long de ta route
ainsi tu retrouveras, un jour
des âmes en fleurs pour ton retour

Car on revient toujours
par le chemin de l’amour
~ © Jyotananda Sathyam​
17 mai 2014




lundi 10 avril 2017

Que le SENS te MÈNE à l'ESSENTIEL

Quelque soit le sens
que tu utilises pour sentir, 

peu importe dans quel sens
tu chemines, 
l'important est que cela
te mène à l'essentiel 

au cœur de ton être!
 
~ © Jyotananda Sathyam










samedi 8 avril 2017

L'âmour, notre présence dans tous ses états


Plus tu offres simplaimant une présence à l’autre,
plus cette présence est pleine de vie, de reconnaissance,
de gratitude et d’amour,

plus cette présence est dénuée
de toute attente, de tout projet,
de tout jugement,

plus cette présence
devient un vivant présent
que l’autre peut offrir à son âme,
l’espace-temps où l’être peut se poser,
son corps se reposer et son cœur s’exposer.

« Fais que ta présence transmette
les plus aimantes ondes et vibrations de la vie.
Soyons l’âmour dans tous ses états … »

~ © Jyotananda Sathyam



lundi 11 février 2013

Tantrisme et désir



La pratique du Tantra passe par l’ouverture du Coeur. Lorsque le cœur est ouvert, la relation d’amour du Tantrika avec les êtres et l’univers devient une vibration frémissante constante. Le Tantrika met l’énergie du cœur au centre de tous ses sens pour percevoir. De même qu’elle devient aussi le carburant de l’action des membres de son corps, incluant son sexe, pour émettre et transmettre.

L’ouverture du cœur est d’ailleurs essentielle à accomplir avant même l’éveil de l’énergie vitale (le Chi ou Kundalini). Sinon, le canal demeure obstrué et cette puissante énergie qui s’élèvera de la base du corps ne pourra circuler. Elle risque ainsi d’imploser dans le corps et de créer d’importants troubles énergétiques.

Ainsi motivé par l’amour et conscient de l’énergie du frémissement sensuel constant qui l’habite, le Tantrika purifie ses désirs. Son désir franchit un pas plus loin et se porte au-delà du « faire » et de l’objet. Le Tantrika est plutôt attiré et émerveillé par le sujet qui a éveillé son désir amoureux. Il ne cherche point à assouvir ce désir par la possession de l’objet de son désir.

La femme et l’homme tantriques s’accordent plutôt à vibrer avec l’énergie frémissant à l’intérieur qui les porte à contempler, aimer et honorer profondément le sujet de leur désir. C’est ainsi que l’énergie amoureuse embrasse et pénètre dans l’espace énergétique des êtres rencontrés. L’être tantrique au cœur frémissant cherche à établir une communication profonde et légère, subtile et vaste, avec l’autre afin que l’énergie circule de son mouvement naturel, libre et créateur.
~ Jyotananda


vendredi 21 décembre 2012

Histoire intime d’un 21 décembre 2012

Un cœur
Le mien, si humain
Lourd d'une douleur
 

Imbibé de pleurs
Au creux d’un corps était posé

En un torrent intérieur
Les larmes se sont déversées
Mes entrailles se sont ouvertes
Ma chair transpercée laissant passer
Une lumière divine venue tout activer

Mon cœur s’est enflammé
L’esprit saint j’ai inspiré
Soudain le feu a implosé en mon centre
Ma poitrine, matrice de la matière
Nourrissant ce feu devenu volcan
Purifiant jusqu’à la cendre

Soudain… une rose
Blanche et immense
Une fleur au lieu du cœur
Et dans mes yeux
Un goût des cieux

Son parfum dans l’univers
Subtil, incomparable
Dès maintenant ira se répandre
Souvenir d’un 21 décembre

Que vivent ces restes
D’une passion terrestre
vers une extase céleste

                                    ~ Jyotananda 



 

vendredi 19 octobre 2012

L’œil du cyclone : LA position à atteindre!




Contrairement au sens qui est parfois donné à cette expression « être dans l’œil du cyclone » cela signifie, il est vrai, d’être au milieu d’une tempête. D’emblée, l’on peut reconnaître qu’une tempête fait rage. Ce peut être très physique ou très émotif. Et l’on se sent comme au cœur même de cette tempête. On peut penser qu’on l’a soi-même déclenché, ou que l’on en est la victime, que tout se concentre sur nous.

On peut vraiment déclencher plusieurs histoires en nous, plusieurs scénarios s’offrent… Dès le début de la tempête et tant qu'elle fera rage. Le cyclone va faire son œuvre, en faisant plus ou
 moins de dommages à l’extérieur.

Pourquoi être dans l’ « œil » ?

 
Dans les faits, la signification réelle de l’œil du cyclone réfère à cet endroit, à l’intérieur du centre du cyclone, à cet endroit donc où tout est calme. Imaginez l’image d’un cyclone et en même temps visualisez vous en pleine tempête émotive alors que tout semble vous échapper, que tout risque d’être sans dessus-dessous quand la tempête sera passée, alors que vous voyez les pires images de votre vie s’afficher sur le grand écran de votre mental …

La définition scientifique est : «
l'œil est une surface presque circulaire de vents relativement faibles et de temps clair au centre d'un ouragan. De forts vents peuvent néanmoins se produirent à l'intérieur de l'œil. Il y a peu ou pas de précipitations et quelquefois, on peut même voir le ciel bleu ou les étoiles. »

Et c’est là, juste là… qu’il faut arriver à se tenir en pleine tempête émotive. Quand on se sent au cœur d’une crise, qu’elle quelle soit… il faut tenter d’être dans l’œil, au cœur même de la tempête mais à l’endroit où tout est calme et où l’on continue de voir consciemment le ciel bleu et la tempête qui fait rage, mais autour de nous, sans nous atteindre.
  Encore une fois, LA position à atteindre, là où il faut être c’est « dans le cœur »!

Et comment être, atteindre et se tenir dans l’œil, dans le coeur ?


En acceptant d’abord qu’il y a bel et bien une tempête. Il faut s’arrêter de courir donc pour fuir la tempête. Mieux vaut respirer, s’intérioriser, aller au centre de soi, entrer en son cœur.


En restant éveillée, pleinement consciente qu’une tempête fait rage, on peut arriver à en voir les limites, plus on plonge en soi, plus on pourra prendre conscience que cette tempête n’atteint qu’une certaine superficie, qu’elle bouleverse une partie seulement de la matière. Qu’elle atteindra beaucoup de choses qui ne sont qu’en superficie. Plus nous seront au cœur de l’histoire, pleinement conscientes de ce qui se passe réellement … plus nous nous détachons de la superficie et moins nous sommes atteintes en profondeur.


Peut-être avez-vous déjà fait l’expérience de ce phénomène? Il est très lié à la capacité de lâcher prise en fait. Si, au moment où la tempête se déclenche puis s’amplifie, vous pouvez cesser de résister, ne pas vous enfuir en courant et simplement rester là… Cela vient souvent comme un déclic, dans l’espace d’un clignement d’œil … vous pourrez vous retrouver dans l’œil justement. Tout à coup, l’on se sent alors très calme, l’on n’est pas agité, à peine si on sent le tourbillon autour de soi. Oui, on peut très bien le percevoir, savoir qu’une tempête fait rage mais nous ne sommes plus atteintes.


Les premières fois, vous pourrez vous retrouver en plein dans l’œil sans trop savoir comment vous y êtes arrivées, peu importe. Imprégnez-vous de cette expérience, enregistrez et rappelez-vous que l’œil est aussi réel que le cyclone. Observez votre calme intérieur et observez la tempête à l’extérieur. Apprenez à aller dans cette zone, apprenez à ne pas vous laisser happer par la tempête. Tenez-vous dans l’œil (et dans votre cœur émotif), en état d'éveil et de pleine conscience!


Car, des tempêtes … les spécialistes nous en annoncent. Elles se déclenchent partout en ces moments. Au sein des couples, dans les entreprises, entre les pays.


Aussi… apprenons à aimer ces tempêtes, elles font du ménage (à notre place souvent lorsque nous n’avons ni le courage, ni l’énergie de le faire), nous permettant de reconstruire sur ce qui reste et ce qui reste c’est toujours l’essentiel!
 Ce qu’il y a d’indestructible en nous, ce qui est le plus solide. Alors, à nous de solidifier ce que nous croyons être notre essence. Développons nos forces intérieures, construisons nos bases sur nos valeurs profondes, nos talents plutôt que sur des illusions et de fausses sécurités matérielles. Malheureusement ou heureusement plutôt, les tempêtes … elles emportent ce qui est le moins bien ancré, ce qui n’a pas de racines profondes, ce qui n’est qu’une image prête à disparaître à la moindre tempête.

Bel automne à vous. Admirez les feuilles qui s’enflamment, qui suivent naturellement le cycle de la nature, qui vont se détacher… Ne craignez pas les vents, utilisez les plutôt pour vous envoler, pour vous exercez à déployer vos ailes … mes anges!

OM
Jyotananda

Photo: Ernesto Timor