« Et si jamais ton cœur venait à pleurer, laisse la vie y couler ... Sache que dans tes yeux ainsi éclaircis, l'on verra ton âme qui sourit! » ~ Jyotananda

NOTE d'ambiance : à chaque page, un accompagnaimant musical se propose pour vous inciter à un rythme de lecture, à écouter les vibrations entre les mots, à goûter en même temps le dedans, l'enveloppant, l'inspirant ... « notre » moment d'intimité. Ici, ton âme n'est jamais seule!

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vendredi 31 mars 2017

Ces mille et une LIBERTÉS d’ÊTRE que nous AVONS mais que nous IGNORONS …

Oui, pendant que nous combattons avec force pour reconquérir des libertés extérieures perdues ou, qu’en réaction à nos palpitantes peurs, nous résistons pour ne pas perdre celles que nous croyons « avoir » mais qui dépendent d’un pouvoir extérieur à nous. Par exemple, de la vie elle-même, d’un hasard ou d’une force quelconque (selon nos croyances et intimes convictions) ou de la volonté d’une ou plusieurs personnes à qui nous avons consenti (plus ou moins consciemment, bien sûr) beaucoup de pouvoir sur cette liberté … 

Oui, trop souvent, nous ne nous concentrons que sur l’idée d’« AVOIR » un droit et un pouvoir sur certaines libertés EXTÉRIEURES. Ce faisant, il ne nous reste plus assez d’énergie pour PERCEVOIR et RÉALISER, avec tous nos sens en éveil, une prise de conscience qui concrétiserait et nous convaincrait intimaimant de l’existence de ces autres réalités, de ces autres libertés. Toutes celles que sont nos libertés d’être INTÉRIEURES. Plus d’énergie non plus pour AGIR avec tout ce pouvoir intérieur, le nôtre, qui nous permettrait d’INCARNER et MATÉRIALISER ces autres réalités et LIBERTÉS d’ « ÊTRE ».

Difficile et long le chemin pour réaliser, accepter et assumer qu’intérieuraimant nous sommes libres ? Oui, nous le croyons souvent, « impossible » peut-être pensons-nous parfois…

La question est plutôt : « Selon moi, le chemin vers l’acquisition ou la protection de toutes ces libertés extérieures est-il vraiment plus facile et moins long ? »

En attendant que vous trouviez la réponse intérieure qui résonne authentiquaimant du plus profond de votre être, je propose celle-ci … sondez-la !

OUI, il nous est possible de libérer cet être intérieur, nous en avons tout le pouvoir, la légitimité, sûraimant le besoin et presque le « devoir » de le faire. Et ce chemin est plus accessible, plus facile et même plus court que l’autre vers la liberté extérieure. La seule condition, c’est de le choisir quand nous sommes à une croisée des chemins et de s’y engager. Ce qui ne veut pas dire que nous ne pouvons pas avoir de l’influence et un pouvoir sur ce qui se passe concernant ces libertés extérieures. Cet autre chemin, que nous n’avons pas pris, il existera en parallèle, plus ou moins près de nous, plus ou moins présent à notre esprit et plus ou moins important, tant et aussi longtemps que nous lui accorderons de l’importance.

Car, plus nous réalisons que nous disposons de tant de libertés intérieures, plus nous concentrons nos intentions et nos énergies à déployer et profiter de ces libertés, de notre liberté intérieure … plus la lutte concernant la seule forme extérieure de ces libertés prend un tout autre sens, parfois même elle n’est presque plus nécessaire.
Le mot qui résume ces libertés intérieures ou l’énergie sur laquelle se fonde notre liberté intérieure, encore une fois, comme au fond de toutes les histoires essentielles, c’est « AMOUR ».

Quand je choisis l’AMOUR et sa plénitude, plutôt que la peur et tous les manques qu’elle me fait ressentir et toute l’énergie qu’elle mobilise en moi, je réalise que, face à l’amour, avec l’amour et pour l’amour :

~ la liberté de CHOIX … JE l’AI !
~ la liberté d’EXPRESSION … JE l’AI !
~ la liberté de MOUVAIMANT … JE l’AI !
~ la liberté d’ACTION … JE l’AI !

Et tant d’autres libertés … que j’ai grâce à l’AMOUR !

Le jour où nous commençons à vivre pleinaimant avec cette liberté intérieure qui est d’aimer, de le sentir, de l’exprimer et de le vivre, nous nous retrouvons avec une telle énergie à incarner, avec tellaimant de choix offerts et avec tant de possibles à vivre … à chaque instant!

Oui, quand je me sens libre d’aimer, que j’assume ce pouvoir et les responsabilités qui viennent avec … je choisis comment je vais le vivre en restant dans l’amour avec tout ce qui m’entoure aussi, je choisis ensuite, tout aussi libraimant comment je vais l’exprimer et le vivre.

Face à tout (les situations matérielles) ce qui m’entoure, face à tous ceux et celles (les situations relationnelles) qui gravitent autour de moi et face à ce que la Vie (la situation présente) me propose à chaque instant … je choisis d’agir au nom, en fonction, en reconnaissance et avec cette liberté d’amour et ce pouvoir d’aimer qui sont en moi, en toi, en nous !

En m’inspirant d’une fleur qui, au printemps sortira de terre, malgré tout, après avoir courageuse aimant, déployé ses racines dans une amoureuse connexion avec la terre où elle s’est implantée.

Chère âme, bon printemps 2017 et à la joie d’humer ton parfum ! 

~ © Jyotananda Sathyam



vendredi 24 mars 2017

Le PASSAGE ... un bouleversemant amour

Petit ou grand, un passage qui se présente à toi, peut devenir tout un présent.

Souvent, une immense grâce s'y cache et se révèle chemin faisant.

Il n'en tient qu'à nous, qu'à toi et moi, malgré l'émoi qui nous fait trembler, il n'en tient qu'à nous, de choisir.

Choisir de récolter la grâce et semer en passant, en passante : l'amour ...

Bons passages!
~ Jyotananda


mercredi 22 mars 2017

Quand vous AIMEZ ... EXPRIMEZ-le!

Quand vous AIMEZ ... EXPRIMEZ-le!
En intention d'abord, en mots, en paroles ou en gestes ensuite.

Quand vous SENTEZ l'élan ... vivez-le, TOUCHEZ le COEUR de l'autre!
En intention d'abord, avec un mot, un geste ou une présence ensuite.


Car l'amour ressenti et exprimé, de quelque façon que ce soit, apaise, nourrit et guérit.

Exprimer, c'est aussi pouvoir dire : « Je t'aime, je suis désolée, pardonne-moi, merci ! »
~ © Jyotananda Sathyam


dimanche 26 février 2017

RENONCER à l’AMOUR c’est s’en détacher pour le libérer à sa propre vie et sa pleine expansion …



Renoncer à l’amour de quelqu’un ce n’est pas cesser de l’aimer, ni le rejeter.
Renoncer à une relation quelconque, ce n’est pas la refuser, ni la détruire.

Renoncer … c’est libérer quelqu’un ou quelque chose de notre désir, de notre volonté ou de notre prétention à le posséder et au droit d’intervenir dans sa vie, même sous prétexte de bonnes intentions.

Renoncer c’est permettre à une personne de poursuivre son chemin, à une situation de se dérouler dans un autre sens sans rien faire pour que notre intérêt passe en premier.

Ce n’est pas devenir indifférente ou insensible … c’est plutôt accepter la possibilité de perdre, de laisser aller, de voir se transformer pas dans le sens de notre volonté ou de nos désirs ou, au contraire, dans un sens encore mieux que ce que nous voulions obtenir.

Renoncer à l’amour de quelqu’un ce n’est pas ne plus en vouloir.
Ce n’est pas dire non à l’amour, ni à l’autre.
C’est resté ouvert, ouverte, pour accueillir une autre source et expression d’amour que nous n’aurions pas pu accueillir avant.
C’est dire oui à l’amour d’abord ainsi qu’à la liberté et la vérité dans nos vies.
C’est ouvrir la porte à ce qui répondrait encore mieux à nos besoins, à l’amour qui nous est destiné sans nourrir le doute qu’il viendra et sans avoir à forcer l’autre ou la vie pour l’obtenir.

Renoncer c’est lâcher prise et faire confiance à la Vie.
C’est savoir que ce qui est le mieux pour moi … viendra!
C’est ne plus tenter d’exercer mon pouvoir sur les autres ou contre la nature pour m’assurer d’obtenir ce dont j’ai besoin.

Renoncer, c’est sentir que je n’ai pas à m’en préoccuper outre mesure, surtout pas au-delà de la volonté ou du besoin de l’autre.

Renoncer à l’amour de quelqu’un, c’est accepter ce qui est, ni plus, ni moins … que cela nous plaise ou non.

Renoncer à exercer notre pouvoir c’est permettre à la vie et à l’autre d’exercer le sien, de pouvoir choisir et agir à son tour, libéré de notre intervention et profitant d’une plus grande liberté d’expansion et de notre confiance.

Renoncer, c’est choisir de consacrer nos énergies là où il y a un besoin, une ouverture à ce que nous avons à donner.
C'est reconnaître la légitimité de nos propres besoins et permettre à la Vie de nous apporter la réponse, même au-delà de nos besoins.
C’est répandre de l’amour et laisser les autres libres d’en prendre au besoin et c’est accepter l’amour quand il nous est offert tout en acceptant de le laisser partir quand il ne nous est pas ou plus destiné.

~ © Jyotananda Sathyam



lundi 23 mars 2015

TANTRA : de la CONSCIENCE et de l'AMOUR ... à l'ÉNERGIE des CORPS!

Sous-titre: Le tantra accueille tout MAIS tout n’est pas tantrique!


Il y a ... l'amour et le sexe, il y a aussi l'amour et la sexualité tantriques.
À chacun et chacune d’entre nous de donner un sens à ces mots.

Tout comme le Yoga, le Tantra nous est venu de l’Orient, de très anciennes traditions et enseignements millénaires qui ont en commun d’être des VOIES SPIRITUELLES, d’abord et avant tout. Il faut reconnaître que nous, occidentaux, sommes passés maîtres dans l’art de dé-spiritualiser et de faire rapidement abstraction de l’essence de tout, donc du sens profond. Je n’ai rien contre, j’observe que c’est ce que nous avons fait avec le Yoga en le transformant et en développant plein de dérivés avec plus ou moins de sens. Pour le Yoga cela ne semble pas causer trop de problèmes. C’est même tant mieux si les gens s’adonnent à une pratique qui leur fait du bien et ne cause pas de tort à personne.


Le même phénomène est entrain de se produire avec le Tantra qui gagne en popularité en Occident. On enregistre quelques techniques (ces recettes simples et vite faites dont on raffole tant en Occident…), on fait quelques exercices pratiques et physiques (par exemple de respiration, des positions particulières ou des touchers sur certains points du corps d’une certaines façon) et l’on se déclare adepte et pratiquant tantrique. Je n’ai pas de problème avec cela non plus, tant que ces exercices et relations, supposément tantriques, se passent entre adultes consentants et conscients. Là ou le bas blesse, contrairement au Yoga c’est que, sous couvert d’offrir des massages, des séances et même des week-ends complets de Tantra, tantrisme ou quoique ce soit d’activité que l’on qualifie de tantrique, spirituelle ou sacrée… on abuse et exploite de plus en plus de gens. Et quand c’est au détriment de leur santé psychologique et physique… là, je crois qu’il y a un problème. Ainsi, mon seul conseil, qu’il s’agisse de massage ou d’atelier tantrique : POSEZ DES QUESTIONS SUR CE QUI VOUS PRÉOCCUPE, VOUS INQUIÈTE, VOUS INTÉRESSE ET VOUS IMPORTE! Ne soyez pas gênée ou intimidé de questionner et surtout ne craignez pas de vous sentir débutant, innocente ou quoique ce soit... QUESTIONNER EST ON NE PEUT PLUS LÉGITIME! Abordez avec la personne qui offre de vous masser ou qui animera l’activité toutes les questions de nudité, de sexualité, d’intimité, etc. qui vous importent. Si les réponses sont vagues, imprécises ou si vous ne vous sentez pas en confiance, écoutez votre ressenti! Et, si vous l’on vous a bien répondu, alors si vous réalisez que l’on vous a menti quand arrive le massage ou l’activité… n’hésitez pas à interrompre l'activité, ne pas payer ou exiger un remboursement et dénoncer toutes pratiques frauduleuses. Bien sûr, mieux vaut demander d’abord des explications et reposer des questions mais si vous n’obtenez pas satisfaction alors agissez selon votre conscience et dans l’intérêt commun.

Cela dit …

Pour moi, il est clair que la sexualité qui ne passe pas par le cœur, que l'énergie sexuelle qui ne s'active, ne s'exprime et ne se libère que dans la zone génitale en n'entraînant que des plaisirs éphémères... n'a rien à voir avec le tantrisme traditionnel ou plutôt l'essence fondamentale du tantrisme, ni même avec celui qu'Osho a "modernisé et occidentalisé" afin de l'enseigner et le rendre "accessible" à l'esprit des occidentaux. Personnellaimant, je n'ai rien contre cette forme de sexualité et les activités sexuelles sans cœur ni conscience. Cependant, la plupart du temps, cela est très loin de me satisfaire en termes d’énergie vitalisante et nourrissante ou de me permettre de m'épanouir dans toute la puissance et la splendeur des potentialités de mon corps, de mon cœur et de mon esprit... bref, de l'être que je suis!

J'ai bien hâte que justement on fasse la paix avec cette formidable énergie de création, qu'elle ne nous obsède plus (ni dans un sens, ni dans l'autre i.e. ni dans la perversion, ni dans l’abstinence) et qu'elle puisse couler si libraimant et naturellaimant de nous. Et c'est d'ailleurs à cela, entre autres, que je consacre mes énergies… que corps, cœur et esprit vivent en harmonie et avancent dans le même sens en nous (être entière plutôt qu’en tiers!)  et quand on entre en relation avec une autre personne.


Ainsi, j'ai aussi très hâte que quand une femme aborde (en relation intime, en société et même publiquement) ses besoins (sexuels, sensuels et autres), ses désirs, ses sentiments et ses malaises quant à l'utilisation et l'exploitation de son corps, quand elle a le courage de partager ses expériences, de se montrer vulnérable, quand elle ose s'exprimer et s'affirmer dans un sens qui dérange un tant soit peu l'énergie masculine, sensé être son partenaire complémentaire ... j'ai bien hâte que le premier réflexe soit de l'accueillir plutôt que de vouloir la faire taire, la contraindre, la déstabiliser, la ridiculiser, etc.

Cela est pour moi, la vraie RELATION TANTRIQUE ... quand le masculin (énergie présente aussi chez la femme) ne craint plus l'énergie du féminin et qu'il ne souhaite plus la dominer ou l’utiliser pour ses propres besoins mais juste: L'AIMER!

OSHO qui a aussi beaucoup discouru sur les fondements du Tantra, a rappelé que c'est la femme (Shakti représentant l'Énergie) qui entraînerait l'homme (Shiva représentant la Conscience cherchant à s'incarner et spiritualiser la matière), pas l'inverse... Alors, tant femme que homme, nous devons apprivoiser et AIMER l'énergie féminine en nous, pour ensuite pouvoir l'accueillir quand elle émerge en nous ou nous attire en l'autre... pour l'AIMER, en corps et encore!


Dans la sexualité, la relation et l'amour tantriques, la danse s'inverse...

C'est l'énergie féminine qui invite à danser et l'énergie masculine qui suit plutôt que de la diriger, elle la soutient, y pénètre, s'y immerge et s'y abandonne sans peur et sans intention... c’est un peu comme plonger nu et émerveillé dans l’océan, sans protection ni aucun outil d’exploration ou d'exploitation!
~ © Jyotananda Sathyam​, guide spirituelle holistique et tantrique



dimanche 30 mars 2014

Vive les artiste et les arts ...

Tout être est doté du pouvoir créateur
Il se concentre d'ailleurs
Au creux de son Coeur

Faisons de chaque instant ...
De chaque inspir ... un fraguaimant
La parcelle infime et sublime
De la grandiose oeuvre d'une vie!

Grandis et ose ta vie ...
Elle n'attend que ton Oui!

« Vive les artistes et les arts ... qui lézardent les esprits étroits, les coeurs fermés et les murs qui nous séparent trop souvent les uns des autres. »
~ © Jyotananda Sathyam





mercredi 26 mars 2014


« Toute l’histoire d’un amour
   est parfois contenue dans un seul
   des baisers échangés …
  
   Un baiser que jamais on oublie,
   comme un portail franchi
   vers l’infini! »
 
Et je vous embrasse tous et toutes, sans faire d'histoire cependant ... 
~ © Jyotananda Sathyam




jeudi 22 novembre 2012

J'ai un Ego qui ne veut pas mourir...



«  J’ai un Ego qui ne veut pas mourir… » s’inspire du refrain d’une chanson québécoise où l’ego vient remplacer le mot amour. Il en est de même dans nos vies.

Lorsque nous sommes en quête spirituelle, sur le chemin de l’éveil, une des étapes les plus importantes et douloureuses aussi, est celle de «  l’accompagnement de notre ego avec bienveillance. » Parce qu’il fait partie de nous, au même titre que tous les organes qui nous composent, que les qualités et talents qui nous caractérisent, au même titre que l’âme unique qui s’est incarnée dans cet être singulier que nous sommes.


L’expérience de suivre un maître spirituel est un des plus précieux outils pour y arriver, sans être le seul bien sûr. Je parle de suivre un être de près, pas à distance. En ne se contentant pas seulement de piger dans ses enseignements sans y mêler une expérience de vie, sans le côtoyer, sans mettre aussi son cœur dans la relation, sans s’y abandonner je veux dire. Se choisir un maître spirituel, le reconnaître comme tel et le suivre c’est comme se choisir un enseignant pour une discipline particulière ou un psychologue pour une situation particulière… avec la différence importante qu’à un maître spirituel on ouvre tout … le cœur, l’esprit et le corps. On choisit de le laisser passer en soi en le prenant comme intermédiaire ou chemin d’accès au divin qui nous semble trop loin ou pour nous aider à lever les voiles intérieurs pour accéder à notre partie divine. S’en remettre à un maître c’est choisir une voie d’apprentissage, choisir d’aller à l’école plutôt que d’être autodidacte. Je crois qu’il s’agit d’une voie plus rapide simplement parce qu’on s’y consacre plus entièrement, rien d’autre.


Que ce maître soit vraiment un grand maître, c’est-à-dire que son être soit plus évolué et réalisé que le nôtre ou qu’il soit l’un de ces nombreux guides et maîtres qui s’autoproclament comme tel, importe peu. Tous, vrais comme faux, entreront d’abord en interaction avec notre ego. Les vrais maîtres n’en tireront pas profit, pour nourrir le leur mais les faux … oui. Là est la différence entre les deux. Toutefois, le travail de l’ego en soi, face au maître demeure semblable.


L’ego se cache subtilement derrière la moindre pensée et la plus anodine action, réaction surtout. L’ego est souvent dans la charge émotive qui motive justement le passage à l’acte ou la prise de parole. On le distingue mieux dans une réaction émotive. Mais, il est tout aussi présent dans les comportements et les patterns du mental, il les déclenche, les nourrit, les amplifie, etc. Et c’est là qu’il est le plus difficile à traquer. Et c’est pour cette raison que beaucoup de gens qui ont un « mental fort » se refusent à avoir un « maître à penser », l’ego accepte difficilement de se soumettre à l’observation totale… Il ne veut pas mourir, surtout pas perdre le contrôle, ni perdre sa place, à l’instar de la personnalité qui, elle, ne veut pas perdre la face. Il veut continuer à être le maître à bord. Entrer en relation intime avec son ego, pas pour le détruire mais pour l’accueillir et le « remettre à sa place », je le répète, est une des étapes de l’éveil les plus éprouvantes.


Toutefois, c’est le chemin qui mène à la vraie humilité, souvent en faisant un détour pour expérimenter l’humiliation mais pas toujours, heureusement. À l’humilité qui libère l’être derrière la personnalité, de sa petitesse jusqu’à sa pleine grandeur. À l’humilité qui devient reconnaissance et acceptation de l’être unique que nous sommes dans la grandeur infinie du divin, de l’Un dans lequel nous ne sommes qu’une minuscule mais essentielle partie. Une étoile dans le ciel, un pétale de la fleur… 
 
Descendre de la tête au cœur… pour mieux s’élever!

Tous ceux et celles qui pratiquent la méditation l’ont expérimenté, le connaissent bien … le mental, celui qui interfère sans cesse. Pour ceux et celles qui ne méditent pas ou ont peu médité (j’en suis), il est nécessaire aussi de trouver dans le cœur, par le cœur, le moyen de contourner son ego, de le déjouer car c’est là qu’il se terre. Et les cachettes abondent dans les méandres du cerveau, j’oserais même dire que là se trouvent ses derniers retranchements.

Lorsque l’on a un mental très fort, très développé (et je témoigne ici de mon expérience car j’ai été essentiellement rationnelle et mentale en dirigeant ma vie à partir de là jusqu’au déclenchement de l’éveil, dans la quarantaine), l’on prend en considération ses sentiments, bien sûr, mais le droit de veto revient au mental. Et le mental est alors encore plus «  susceptible » que l’affectif devant la blessure. Il s’insulte, s’insurge et poursuit l’attaquant à la moindre allusion à son intégrité, à son imperfection, à ses travers … le mental supporte mal que l’on pénètre dans son intimité. « Perdre la tête » … est l’expression que nous entendrons d’abord des êtres plus rationnels quand ils se laissent aller à leurs émotions, mais ils reprendront bien vite le dessus. Mais, toujours, ils conservent le pouvoir sur le commutateur, eux seuls peuvent consentir ou non à enlever du pouvoir au mental. C’est juste là qu’intervient/interviendrait un maître à qui l’on concède d’accéder à ce niveau de notre personnalité.


Puis, petit à petit, on relâche le mental de plus en plus souvent. C’est l’apprentissage d’être dans le fameux moment présent. Moment présent qui d’ailleurs peut être longtemps considéré comme n’étant pas la « réalité », le « concret ». L’être expérimente concrètement une présence totale, intègre mais le mental arrive à le persuader que cela n’est pas réel… non mais, quand même, reconnaissons là la formidable adresse du mental. Tous les discours, les apprentissages, les conditionnements, les connaissances, le savoir intellectuel se mettent de la partie pour vous ramener dans « la réalité », cette autre réalité de laquelle vous êtes sortis… Mais où êtes-vous donc?


Cette réalité qui, sur le plan affectif, est faite d’insécurités et de peurs que le mental s’empressent de solutionner, de « procéder » comme autant de problèmes à résoudre, autant de décisions à prendre… pour la survie de l’être. La caractéristique première de cette réalité dans laquelle on veut revenir est qu’elle n’est pas
présente… elle existe dans le passé ou le futur. La réalité du moment présent ne s’appréhende pas par le mental, elle s’expérimente avec le ressenti, avec le cœur!

Il faut réaliser que l’ego supporte mieux de se faire dire qu’il a « trop de cœur » que de se faire dire qu’il n’a pas « assez d’intelligence », mieux vaut se faire avoir parce qu’on est bonasse que parce qu’on est stupide. Le savoir et la connaissance qui ont étés pervertis ont amené beaucoup de domination, d’exploitation, comme on sait. La science nous apprend beaucoup sur nous-mêmes et notre univers, elle finit par expliquer ce qu’on a pu expérimenter ou constater bien avant sans pouvoir l’expliquer. Comme la foi et tout ce qui concerne la conscience, la vie de l’esprit et de l’âme.
  Il y a toujours eu des scientifiques qui ont franchi le pont, qui ont mêlé science et spirituel, mental et cœur. Ceux-là et celles-là ont laissé des enseignements que l’on redécouvre et approfondit quand on s’intéresse à la spiritualité justement. L’on comprend alors notre expérience à la lumière de leur mental, plutôt que du nôtre.

L’on peut actuellement percevoir que plus la science arrive à expliquer ce qui était de l’ordre des mystères du spirituel, des mystères de l’incarnation… plus se feront aussi au niveau des masses qui croit d’abord à la science plutôt qu’au divin, les prises de conscience. La réalité spirituelle pénètrera alors le cœur en passant par le mental qui, lentement consent parce qu’il conserve son pouvoir directeur, son autorité suprême.


Pendant ce temps, l’ego subsiste sans être trop inquiété. C’est pourquoi, l’être peut s’éveiller plus aisément, rapidement même, lorsqu’il fait passer le Cœur en premier. Cela nécessite, pour nous tous, toutes, qui ont un mental très fort, très développé (dont l’ego tire probablement une certaine fierté!) de ne plus chercher à avoir raison, de ne plus chercher à détenir une vérité. Oui, le mental peut découvrir et comprendre une vérité et en descendant dans le cœur, le seul intérêt devient de partager cette vérité, de la mettre au service et de s’en détacher.


L’on doit demeurer vigilante et vigilant. Tant que le mental tire une satisfaction, un plaisir à son activité qui n’est pas mise au service du cœur… il y a fort à parier que c’est l’ego qui tire les ficelles. Car l’ego encore trop présent étend son terrain d’action autant derrière les émotions que sous les réflexions qui mènent à l’action.


Quand l’ego, quand la personnalité, a accepté d’avoir « l’air » de tout ce que l’être profond n’est pas… il peut diminuer. C’est-à-dire quand il a été jugé et condamné, au moins une fois par des personnes qui avaient ce pouvoir sur lui, pour culpabilité, violence, incompétence, sottise, égoïsme, trahison, manipulation, etc. quand la personnalité a été ainsi déconstruite sur la place publique, dans son milieu de travail, dans sa famille ou par un être aimé... alors l’être peut surgir. L’être responsable, doux, compétent dans l’essentiel, intelligent du cœur, intègre, authentique, ouvert peut enfin vivre libre, sans crainte de mourir car il émane de l’essence véritable enfin reconnue par lui-même et inaliénable, inattaquable. L’ego se protège toujours et prétexte même la protection des autres pour agir, il se défend toujours aussi … l’être, lui, vit, s’exprime et aime librement, sans aucun autre besoin à satisfaire.


Vu de l’ego… on ne se sent jamais égaux à nos semblables!

OM!
Jyotananda

 

dimanche 18 novembre 2012

SYNCHRONIE et moi... petite histoire à percevoir!




Synchronie fut d’abord une amie imaginaire. Au début de nos fréquentations, quand je la sentais s’approcher, je disais « Ohhhh! Je crois qu’il y a de la synchronicité dans l’air. » Je disais cela car « synchonicité », c’est le nom de son parfum, le nom de l’essence de l’énergie qu’elle dégage quand elle est en mouvement la ravissante et étonnante Synchronie. Curieusement, j’eu souvent l’impression d’être la seule à le sentir. Beaucoup  me disaient qu’elle n’existait pas. Mais l’odeur a persisté, revenant de plus en plus souvent.

J’ai cherché… C’est Carl Gustav Jung qui a beaucoup élaboré sur le concept de la synchronicité. Un mot sur les racines de la fleur pour en saisir l’essence… Le mot
« synchronicité » vient des racines grecques sun (« avec », qui marque l'idée de réunion) et khronos (« temps ») : réunion dans le temps, simultanéité. À la base c’est la synchronie, réalité à laquelle Jung ajoute un ingrédient pour en faire une synchronicité. Celle-ci étant définie comme l'occurrence simultanée d'au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit. L’explication se poursuit ainsi … une association avec un tel degré de signifiance pour la personne, mais surtout qui apparaît d'une manière si fortuite et choquante pour le sens commun (malgré le sens qu'il revêt, ou à cause du sens qu'il revêt, pourrait-on tout autant dire), que la personne s'en trouve transformée.
C’est en développant le concept de la synchronicité donc que Jung fait passer la réalité d’un événement physique dans le temps dans l’expérience humaine.

Et c’est ainsi que j’ai abordé chacune de mes rencontres avec Synchronie… comme une expérimentation humaine, avec mes sens. Je pouvais voir et percevoir le sens de ces deux événements se produisant au même moment pour créer un présent
  … le présent que je percevais d’abord en moi avant qu’il ne se manifeste, avant qu’il ne se concrétise.

Les rencontres sont devenues de plus en plus fréquentes. J’entendais aussi que d’autres sentaient son parfum autour d’eux. Une manifestation énergétique que je pouvais observer, tellement et si souvent que je ne pouvais plus nier son existence.
 Mais la synchronicité demeurait extérieure  à moi, quelque chose qui « venait » dans ma vie.  Oui, un peu comme une amie que je pouvais appeler cependant…  pour qu’elle se manifeste.

Ces dernières semaines, Synchronie et moi, nous nous sommes beaucoup vues. Nous nous sommes rapprochées et liées profondément. Elle débarque à tout instant, même plus besoin de l’appeler… elle est là et vit sa vie à mes côtés. Cela s’est passé tout naturellement, comme pour tout ce qui est si simple et évident.
 



Je croyais avoir saisi, dans une compréhension mentale de la dimension spirituelle de la synchronicité, qu’elle était comme une loi de la nature, liée à la loi de l’attraction. J’affirmais que la synchronicité se manifestait, qu’elle s’exprimait dans ma vie car je m’étais ouverte à son existence. Mais NON, un voile de plus s’est levé en moi… la synchronicité ne se manifeste pas dans ma vie : « J’entre en synchronicité avec ma vie, avec la vie! ». Plus je suis une manifestation de mon essence profonde, plus je suis une vibration harmonieuse de moi-même, plus je suis une synchronicité. C’est-à-dire que l’infiniment petit en moi existe et vibre exactement comme l’infiniment grand de l’univers, au même moment … même en étant à des années-lumière, ils vibrent en même temps, au même diapason, une micro-infinie vibration ondulatoire. Deux événements… moi et l’univers … en simultané, en synchronie … qui par leur manifestation se donne un sens, se crée en se donnant naissance car toujours unis dans la même source!

Il n’y a plus de synchronicités qui se produisent dans ma vie, il n’y que la synchronicité… comme l’énergie qui entraîne un mouvement naturel, universel qui s’exprime dans le temps… dans un temps qui n’est pas linéaire comme celui qui nous limite, plutôt un temps qui est multidimensionnel. Et dans ce temps, mon être se déploie, dans toutes les directions … vaste, ample, plein de vide!


C’était là, ce matin à mon réveil, projeté comme un film sur l’écran de mes paupières, un jet de lumière conscient … Un rêve en synchronicité? Je souris car la compréhension importe peu, juste la vie qui bat à l’intérieur suffit, nourrit et définit.

OM!